
Alors que les cours du pétrole coulaient des jours heureux avec une tendance nettement haussière depuis maintenant quelques mois, les ressentes déclarations de l'Agence Internationale de l'Énergie quant à la demande mondiale de pétrole, pourrait avoir des conséquence importante sur le prix du baril.
Il y a quelques jours, l'AIE a en effet revu à la baisse ses prévisions sur la demande mondiale de pétrole en baissant son estimation précédente de près de 190 000 barils par jour.
L'origine d'une telle prévision est bien entendu le prix de l'or noir qui ne cesse d'augmenter et qui devient alors un frein à la consommation. Alors que la plupart des zones industrialisées avaient auparavant montré une hausse de la demande, on s'attend donc ici à un net recul, notamment pour l'Amérique du Nord. Bien que la plupart des pays émergents comme certains pays d'Asie, vont selon toute vraisemblance, continuer à consommer du pétrole, cette demande ne suffira pas à contrebalancer les pertes enregistrées ailleurs.
Alors à quoi doit-on s'attendre dans les semaines à venir? Selon les spécialistes, la tendance de baisse de la demande devrait perdurer, d'autant plus que l'OPEP n'a pas l'intention de modifier ses quotas de production bien que l'Arabie Saoudite ait déjà baissé sa production de 100 000 barils par jours.
Cette nouvelle vient donc fortement perturber les cours de l'or noir, les investisseurs craignant donc cette baisse importante de la demande. La semaine dernière, le baril de brut était tombé à 95,25 dollars puis avait soudain rebondi grâce à un soutien extérieur l'empêchant de passer la barre des 95 dollars.
Rappelons que le baril de brut avait déjà enregistré une baisse de plus de 5 dollars la semaine précédente. Cette nouvelle chute peut avoir été provoquée par l'augmentation des appels de marge du Chicago Mercantile Exchange en début de semaine dernière.
Les nouvelles inquiétudes qui pèsent actuellement sur l'économie mondiale ne devraient pas arranger les choses du côté des cours avec la crainte persistante sur la dette grecque et les mauvais chiffres aux États-Unis publiés hier. Ce ralentissement de l'économie dans les zones géographiques qui comptent parmi les plus grandes consommatrices de pétrole, devrait en effet continuer d'affaiblir le prix du baril.
Mais cette baisse des prix pourrait être un bon signal d'achat pour les investisseurs qui n'auraient pas encore pris position sur le pétrole. En effet, si l'or noir connait actuellement des déboires, des jours meilleurs pourraient suivre la baisse des prix envisagée avec une reprise de la consommation.