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C'est le marché de New-York qui nous a réservé la bonne surprise en ce mardi 13 Juillet. En effet, suite à l'annonce de la dépréciation du dollar américain, les cours du baril de Brent se sont brutalement apprécié à 77$.
C'est donc une progression de 2,20$ qu'a subi le baril de Light après avoir accusé une baisse d'1$ ce Lundi. De quoi rassurer les traders car les investisseurs semblent de plus en plus tentés par les valeurs refuge que représentent les matières premières.
Plus tard dans la journée, c'est au tour du marché Londonien de faire part d'une hausse de 2,28$ en ce qui concerne le baril de Brent des mers du Nord, qui passe donc à 76,65$.
L'explication de cette soudaine reprise est simple et l'histoire nous a régulièrement démontré la véracité de la théorie. En effet, chaque fois que le dollar américain est décoté, le baril de pétrole brut grimpe. C'est donc la perte des quelques pips du dollar, notamment face à l'euro qui commence à entamer une tendance légèrement haussière, qui a entraîné ce constat.
Les matières première représentant un rendement plus important que les devises très volatiles, c'est donc tout naturellement que les investisseurs se sont de nouveau tourné vers le pétrole. Ces investisseurs ont d'autant plus intérêt à acquérir du pétrole alors même que le dollar est au plus bas puisque ce dernier est alors beaucoup plus accessible pour les traders dont la devise est autre.
On peut également attribuer cette nette progression au mouvement entamé par les marchés boursiers. Une théorie consiste à dire que le cours du pétrole a souvent tendance à suivre de près ou de loin celui des actions.
D'autre part, le moratoire instauré ce Lundi par le gouvernement américain et dont le but est de contrôler les forages en haute mer suite à la catastrophe écologique du golfe du Mexique a semé un vente de doute côté investisseurs qui voient dans cette annonce un fort indicateur de tendance haussière pour le prix du pétrole. Les productions étant limitées, le coût de l'or noir devrait quant à lui continuer de progresser pour faire face à la demande croissante.
Et les chiffres prévisionnels l'attestent! En effet, on estime que jusque 2015, c'est une perte brute de 100 000 à 300 000 barils de pétrole par jour que l'on risque d'accuser. (Source: Agence internationale de l'énergie)
Bien qu'une légère baisse de la consommation de pétrole soit prévue pour l'année 2011, la demande reste en forte croissance, ce qui laisse présager de nouveaux rebonds dans les mois à venir.
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